La section rétrospective
Lorsque l’on approche du Palais de la Porte Dorée en venant du métro ou du tramway, on peut découvrir, gravée sur le mur ouest du bâtiment, une liste de noms à travers laquelle la « France reconnaissante » rend hommage « à ses fils ayant étendu l’empire de son génie et fait aimer son nom au-delà des mers ». Sont présents armateurs (Jean Ango) ou financiers (Jacques Cœur), explorateurs (Jacques Cartier, Lapérouse), botanistes (Adanson, Bougainville), diplomates (Lesseps), commis de l’état (Colbert, Dupleix), souverains (Saint-Louis, Godefroy de Bouillon), marins ou militaires (Lapérouse, le duc d’Aumale), hommes politiques (Victor Schoelcher) et de nombreux autres. La colonisation était pensée au sens large, aussi bien d’un point de vue temporel que géographique et le Palais, seul bâtiment construit pour survivre à l’exposition fut bel et bien utilisé comme moyen de légitimer la colonisation et son œuvre, dans cette inscription comme dans son décor. Ce sont les mêmes hommes que l’on retrouve dans la section rétrospective, une des deux grandes sections aménagées dans le palais en 1931, au rez-de-chaussée supérieur ; elle était dédiée à l’expansion coloniale depuis les Croisades jusqu’au début de la IIIe République ; à l’étage, la section de synthèse prenait la suite (l’expansion coloniale et la mise en œuvre de la colonisation jusqu’en 1930). En savoir plus sur Albert Duchêne, commissaire de la section rétrospective