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Addy Fuchs

1926 : Naissance à Paris, à Belleville, de parents polonais 1942 : Déporté le 20 septembre à Auschwitz III / Blechhammer par le convoi n°35 1950 : Mariage 1961 : Quitte le PCF 1975 : Commence à témoigner dans les écoles 2007 : Ping-Pong tous les mercredis après-midi rue du Buisson Saint Louis Je suis né en 1926 à Paris, à l'hôpital Rothschild, parce que dans le temps c'était gratuit pour les familles pauvres. Mes parents sont des immigrants arrivés de Pologne en 1919, 1920. J’ai vécu une enfance heureuse, pauvre, dans un village qui s’appelait Belleville, rue de la Mare.  Mes parents s’étaient mariés religieusement en Pologne. Leur village était un petit bourg entre Varsovie et Lodz qui s’appelle Rawa Mazowiecka. Ils faisaient partie de grandes familles juives, extrêmement religieuses, orthodoxes, hassidiques. La famille de ma mère avait 18 gosses, celle de mon père 13 seulement. C’était des gens de synagogue.

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Les vitrines du Palais

L’aménagement du musée permanent des colonies à l’occasion de l’exposition coloniale internationale de 1931 correspond à une période où le milieu des musées se professionnalise et souhaite entrer dans la modernité. A travers l’Office international des musées (OIM), créé en 1926, et la revue Mouseïon (1927-1947), les musées peuvent échanger sur leurs pratiques concernant par exemple l’éclairage, le mobilier ou l’accueil du public. Ainsi, à la première conférence de l’OIM à Madrid, en 1934, qui portait sur l’éclairage, la toiture du palais de la porte Dorée fut signalée comme un exemple judicieux d’éclairage naturel indirect. Dans les années 1930, le mobilier muséographique tend à se renouveler tout en se standardisant et des fabricants qui travaillaient surtout pour les magasins (Siégel) vont proposer des modèles de vitrines adaptées au milieu muséal. Le palais de la porte Dorée conserve de nombreux témoignages du mobilier du musée des colonies, réutilisé dans les musées successifs : l’ensemble constitué par les dioramas, les vitrines d’échantillons et les panneaux rétro-éclairés pour la sous-section des produits de la section de synthèse , et des vitrines réparties entre la section rétrospective et les autres salles de la section de synthèse.

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Maggy Baron

1915-1916 : Génocide des Arméniens en Turquie 1934 : Naissance à Valence de Maggy Khachérian 1947 : Son père devient marchand de bonbons 1952 : Vacances avec la Nouvelle Génération Arménienne 1968 : Mariage avec Lucien Baron Dans la rue, quand je rencontre des gens que je ne connais pas et qui essaient de me situer, je leur dis : Ne cherchez pas ! Je suis la fille de Monsieur Pierre . Il y a trois générations de Valentinois qui ont connu mon père.

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Les luminaires

Au Palais de la Porte Dorée, de nombreux luminaires représentatifs du style Art déco ont été installés dans les espaces de circulation. Dans les années 1920, la recherche sur la lumière devient une préoccupation majeure des architectes et des décorateurs (l’architecte du Palais Albert Laprade lui-même travailla beaucoup autour de cette question, notamment au garage Marbeuf), soucieux d’un éclairage rationnel et confortable et en même temps propice à créer une ambiance. La revue Lux, dédiée à l’éclairage, voit le jour en 1928 et en 1933 est fondé le salon de la Lumière, sous les auspices de la Compagnie parisienne de distribution d’électricité. Le goût se porte vers un éclairage indirect, d’où la mode des vases réflecteurs (la source lumineuse est cachée), des lampadaires à cône renversé (un écho à la fleur de lotus, motif en vogue depuis la nouvelle vague d’égyptomanie qui suit la découverte de la tombe de Toutankhamon en 1922) ou des appliques, qui projettent une lumière douce sur le plafond ou sur les murs. L’Exposition coloniale de 1931 fut elle-même l’occasion d’expérimenter de nombreux types d’éclairage artificiel pour illuminer les monuments pendant la nuit.

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Ressources pour enseigner

Quel que soit votre niveau d’enseignement, ces ressources vous apportent des compléments pour mieux comprendre le contenu de l’Aquarium et comment les aborder avec vos élèves.

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Durdijia Vasic

1950 : Naissance à Zelinha, en Bosnie-Herzégovine 1969 : Départ pour la Suisse 1971 : Mariage à Paris, avec Slobodan Vasic 1978 : Commence à travailler dans les gares 1991 : Début de la guerre en ex-Yougoslavie 1997 : Adhésion à la CGT Depuis toute petite, j’avais envie de voir le monde. Ma maison était sur une côte et je regardais souvent la côte en face, là où le ciel se touche avec la terre. Je me demandais : c’est ça, le bout du monde, ou est-ce qu’il y a quelque chose derrière ? Et j’espérais que le bout du monde serait moins proche que ça, qu’il y aurait autre chose à découvrir. Je voulais aller voir derrière la colline. Je suis née dans un village de l’ex-Yougoslavie, dans le centre de la Bosnie-Herzégovine. Très joli, très gentil, au milieu de collines vertes, un peu comme la Dordogne. C’était une campagne très reculée, dans ma langue, on dit : là où le Dieu a dit bonsoir Souvent, j’ai fait la route à pied jusqu’au marché le plus proche, 20 kilomètres et retour, même dans la neige. Les gens pensaient qu’à faire la fête, à s’amuser. Surtout l’hiver, où il y avait beaucoup de saints à célébrer.  On chantait ensemble, on priait, on buvait et on dansait. Je parle des fêtes orthodoxes, parce que moi, je suis serbe, mon village était serbe. Il y avait des musulmans et des catholiques pas loin et on vivait bien ensemble, mais on avait des coutumes différentes. Ce qui est sûr, c’est que dans cette région-là, à part les fonctionnaires du gouvernement, on était tous des paysans pauvres. D’ailleurs, après la guerre, en Yougoslavie, tout le monde était pauvre.

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Juifs d’Europe orientale et centrale

A la fin du XIXe siècle, les Juifs d’Europe orientale et centrale fuient l’oppression et les pogroms de la Russie tsariste, de l’Autriche et de la Roumanie, mais aussi une situation économique désastreuse dont ils sont les premières victimes. Ils sont attirés par la France, qui a été le premier pays européen à émanciper les Juifs, pendant la Révolution française. Retour sur plus d'un siècle de présence en France.

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L'albinisme

Parmi les nombreuses curiosités que les visiteurs ont pu observer à l'Aquarium tropical jusqu'en 2025, il y en a qui ont attiré un peu plus le regard : les alligators albinos. Ces deux spécimens extrêmement rares sont arrivés au Palais en 2014. Le dernier spécimen a quitte l’Aquarium le 5 janvier 2026 pour rejoindre la Ferme aux Crocodiles de Pierrelatte, dans la Drôme, où il partage désormais un espace avec d’autres alligators albinos. (Re)découvrez en vidéo cette particularité génétique.