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L’océan Austral est sous pression

L’océan Austral recouvre 35 millions de km 2 , soit 10% de l’océan mondial. Il s’étend au sud du 60 ème parallèle sud et sur toute la circonférence du globe, entourant l'Antarctique. Véritable « puits de CO2 », cet océan en absorbe plusieurs milliards de tonnes chaque année. Il est parcouru par le Courant Circumpolaire Antarctique (CCA) : le courant océanique le plus puissant, le plus important et le plus rapide au monde. Du fait de sa position géographique, l’océan Austral joue un rôle majeur dans la circulation océanique globale, dans la régulation du climat, dans la régulation du cycle du carbone et dans la concentration en CO2 de l’atmosphère. Le CCA est la principale source de formation d’eau dense (les eaux qui plongent au fond de l’océan). Il absorbe les courants chauds et les entraîne au fond, tout en distribuant des eaux froides et denses. D’ici 2100, les couches supérieures de l’océan Austral devraient se réchauffer de 1 à 3°C, adoucissant les eaux de surface, et perturbant ainsi la circulation océanique dont la différence de salinité entre masses d’eaux est le principal moteur. La biodiversité australe est spécifique à cette région : plusieurs espèces, telles que le krill et certains poissons, sont déjà impactés par le réchauffement climatique.

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Vers des évènements extrêmes

Les événements météorologiques classiques gagnent en intensité et provoquent des impacts socio-environnementaux et économiques catastrophiques. 50% de jours supplémentaires de vagues de chaleur ont été enregistrés entre 1987 et 2018 par rapport à la période 1925-1954. Historiquement rares, les évènements extrêmes risquent pourtant de devenir de plus en plus fréquents au cours de ce siècle. Observables une fois tous les cent jours, ils pourraient survenir une fois tous les trois ou six jours selon les scénarios. Le nombre de cyclones de catégorie 4 et 5 augmentera, provoquant une élévation du niveau de la mer temporaire, qui, combinée à d’autres effets, entraînera des inondations catastrophiques.

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L’Océan perd de l’oxygène

La désoxygénation est considérée comme l’une des trois problématiques majeures concernant l’océan. Les causes de la désoxygénation sont de deux natures : les hausses de températures, qui impactent la capacité de l’océan à retenir de l’oxygène, et les apports excessifs de nutriments dans les eaux côtières suite aux activités humaines. On considère qu’une zone est soumise à la désoxygénation lorsque l’on atteint moins de 2 mg d’oxygène par litre d’eau. Les zones de minimum d’oxygènes (OMZs) ont augmenté de 4,5 millions de km 2 depuis 1960, soit 1,25% de la surface du globe. Cette diminution d’oxygène a un impact direct sur la biodiversité. Les animaux ayant du mal à respirer, leur productivité ainsi que la biodiversité décroît. D’ici à 2100, on estime que la biomasse pourrait diminuer de 15% à cause de la désoxygénation. Or, plus de 3 milliards de personnes dépendent des ressources alimentaires et des protéines que l’océan fournit. Une diminution de 3,5% du taux d’oxygène d’ici 2100 menace l’océan. Les impacts : l’augmentation de “zones mortes” et la disparition d’un grand nombre d’espèces.

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Le corail et ses zooxanthelles

Pour se procurer leur nourriture, de nombreux coraux ont besoin de se faire aider par de petites algues vertes. En échange, ils les abritent au sein de leur tissus. Un échange à bénéfice réciproque : c'est la symbiose.

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La recherche scientifique sur les coraux à l'Aquarium

Depuis 2009, l'Aquarium tropical collabore avec le Museum national d'Histoire naturelle pour des recherches sur les coraux. Cela illustre le rôle des aquariums dans l'appui à la recherche scientifique, où de multiples espèces vivantes peuvent être observées dans de très bonnes conditions. Avec Isabelle Domart Coulon du MNHN.

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Ma proche banlieue - Catalogue

Editions Xavier Barral, mai 2009, 170 x 240, 352 pages, 188 photos (noir et blanc et couleur), 39€, DVD du film Bar centre des autocars inclus