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Collection Dessin de presse

Les troubles de Lyon, L’Illustration, 30 juin 1894

La xénophobie se nourrit de multiples arguments. On reproche aux étrangers d’échapper au service militaire, d’apporter des maladies et, pour les plus aisés d’entre eux, d’accaparer les richesses du pays.

Collection Journal

Détective, n°500, 26 mai 1938

Xénophobie Avec la crise mondiale, qui touche la France en 1931, la xénophobie se durcit. Les thématiques d'extrême droite se généralisent, dans une véritable clameur nationaliste. La crise est d'abord économique : commerçants, artisans et professions libérales accusent les étrangers de concurrence déloyale et mènent une campagne virulente pour obtenir la protection de la loi. À la veille de la guerre, les étrangers "indésirables" font figure de boucs émissaires, dans un climat marqué par la violence politique et l’afflux de nouveaux réfugiés antinazis et de républicains espagnols.   En savoir plus : Table des repères : Le temps des indésirables 1931-1944 Dossiers thématique : Les entrepreneurs étrangers

Collection Journal

"Une émeute revèle en plein Paris la Medina de la Goutte d'or"

La guerre d’indépendance et ses développements en France aggrave le rejet des migrants algériens. Leurs représentations empruntent nombre des stéréotypes qui stigmatisaient les Italiens à la fin du XIXe siècle : un monde à part, violent, inassimilable. Voir aussi : Table des repères : L'immigré, figure sociale de la modernisation 1945-1974

Collection Photographie

Immigrés espagnols devant la salle d'attente réservée aux travailleurs étrangers

La réouverture de la frontière des Pyrénées, au début des années 1950, permet à des Espagnols de venir en France où ils rejoignent des compatriotes déjà installés. Pendant une dizaine d’années, ils partent clandestinement. Puis, en 1961, un accord de main-d’œuvre signé entre les deux gouvernements leur permet d’entrer munis d’un contrat de travail. D’autres arrivent comme touristes et se font régulariser, aussitôt après avoir trouvé un emploi. Au recensement de 1968, avec 607 000 ressortissants, les Espagnols deviennent la nationalité étrangère la plus nombreuse, dépassant les Italiens.   En savoir plus : Rencontre avec Gérald Bloncourt (entretien)  

Collection Photographie

Grève contre les licenciements à l’usine Simca de Poissy

Les travailleurs étrangers et coloniaux sont à la fois acteurs et enjeux des luttes sociales aux XIXe et XXe siècles. Ils peuvent être utilisés par les employeurs comme briseurs de grèves. Pour une large partie du mouvement ouvrier, ils constituent également une cible à atteindre. Tout au long du XXe siècle, ils se mobilisent comme les travailleurs français pour les salaires, la réduction du temps de travail, la protection sociale. À partir des années 1960-70, ils mènent leurs propres combats autour des conditions de travail et de la lutte contre les discriminations. En savoir plus : Rencontre avec Gérald Bloncourt

Collection Photographie

Perpignan 1975, arrivée des vendangeurs espagnols

Voir aussi : Collection : Paris, gare d'Austerlitz, 1965. Immigrés espagnols devant la salle d'attente réservée aux travailleurs étrangers

Collection Photographie

Voyageur portugais à l’arrivée du train Hendaye-Paris en gare d’Austerlitz, Paris 1966

Gérald Bloncourt découvre à Champigny, durant l’année 1964 dans le cadre de ses reportages, un immense bidonville. Il est très vite accepté par les habitants grâce à ses liens étroits avec la CGT et, de fil en aiguille, il entre en contact avec des militants portugais luttant contre la dictature de Salazar. Il se rend alors à plusieurs reprises au Portugal, vivant notamment la révolution des œillets à Lisbonne. Il multiplie les aller-retour entre Porto, Lisbonne, Hendaye et la région parisienne, tantôt sur les chantiers, tantôt dans les usines et il accompagne des familles gagnant clandestinement la France à pied à travers les Pyrénées, photographiant leur calvaire. Ses photos sur le thème du passage de la frontière, montrent le passage, à pied, de la frontière dans les Pyrénées, ainsi que le voyage, en train, Lisbonne-Hendaye-Paris et l'arrivée à Paris (gare d'Austerlitz).   En savoir plus : Rencontre avec Gérald Bloncourt (entretien)