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Le Front populaire et les étrangers

L’histoire du Front populaire n’accorde pas toujours une place importante aux étrangers qui, cependant, avec un effectif de 3 millions de personnes, réfugiés politiques et surtout travailleurs, recensées en 1931, formaient 7% de la population totale. Cette absence historiographique relative vient de ce que les immigrés ne constituèrent pas un enjeu majeur de la période. Or, les travailleurs venus d’autres pays, attendaient beaucoup de la gauche qui avait remporté les élections de 1936, participèrent au mouvement social et inspirèrent des débats politiques parfois très vifs. En fait, les passions étaient en éveil car la crise économique née aux Etats-Unis en 1929, la montée du chômage, les rivalités entre nationaux et étrangers sur le marché de l’emploi entretenaient une grande nervosité dans toutes les couches de la société. De plus, les nouveaux venus avaient mauvaise presse car, dans un passé proche, le président de la République Paul Doumer avait été assassiné par un Russe en mai 1932 ; assassinés aussi par un nationaliste croate, en octobre 1934 à Marseille, le roi Alexandre de Yougoslavie et le ministre des Affaires étrangères Louis Barthou. Quant au scandale Stavisky, escroc juif d’origine russe, il se développa en 1934 et mit en cause l’honnêteté des hôtes de la France. 

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Les exilés chiliens en France : approche sociologique

A compter du 11 septembre 1973, la France accueille environ 15000 ressortissants chiliens vis à vis desquels elle fait preuve d’un ressort extraordinaire. L’engouement de la génération post soixante huit pour l’expérience de l’Unité populaire et les mythes révolutionnaires, la recomposition d’une gauche française lancée à la conquête du pouvoir ou encore la forte médiatisation des événements au Chili sont autant de facteurs qui vont déterminer les politiques mises en place pour recevoir cette population. En outre, cette diaspora présente des particularismes qui permettent de la différencier de la plupart des autres migrations politiques.

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Les étrangers ont-ils le droit de vote ?

Le droit de vote est considéré comme un attribut essentiel de la citoyenneté et de l’incorporation dans la communauté politique d’un pays. L’accès au droit de vote local des étrangers remonte au début des années 1970 dans certains pays européens (Suède en 1975, Danemark en 1981, Pays-Bas en 1985 et enfin Belgique en 2004). Aujourd’hui : l'Espagne et le Portugal peuvent accorder le droit de vote aux étrangers sous réserve de réciprocité ; le Royaume-Uni accorde le droit de vote aux ressortissants du Commonwealth qui résident sur son territoire ; la Belgique, le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suède octroient le droit de vote à tous les étrangers qui résident sur leur territoire depuis quelques années ; l’Irlande ne subordonne pas le droit de vote des étrangers à une durée minimale de résidence ; l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie dénient aux étrangers le droit de vote. En France, la question a été posée à plusieurs reprises. Elle faisait partie du programme commun de la Gauche en 1981. Cela était aussi un engagement du candidat François Hollande en 2012. Après avoir été promis maintes fois depuis plus de 40 ans, le droit de vote des étrangers aux élections locales n’est toujours pas à l’ordre du jour. 

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Comment débattre de l’immigration ?

Le terme immigration désigne à la fois un processus, les mouvements migratoires, et une situation, la présence en France d’hommes et de femmes venus d’ailleurs. C’est là une première ambiguïté que traduisent les tiraillements des politiques d’immigration partagées entre contrôle des flux migratoires et politique d’intégration.

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Qu’est ce qu’une politique de la diversité ?

Les politiques de promotion de la diversité ont vu le jour en France au début des années 2000 avec pour objectif initial de lutter contre les discriminations dans des secteurs privilégiés de l’action publique (logement, emploi, santé, accès aux services publics). Elles se sont ensuite étendues à toutes les parties prenantes de la société, progressivement appelées à refléter la diversité sociale.

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Les immigrés peuvent-ils être élus ?

Les immigrés naturalisés français bénéficient, comme tout citoyen français, du droit de vote à toutes les élections organisées en France. La question ne vaut que pour les étrangers, immigrés ou non, résidant en France.

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Qu'est-ce qu'un "mineur non accompagné " ?

Un mineur non accompagné́ (MNA) auparavant nommé mineur isolé étranger (MIE) est un enfant de moins de 18 ans, de nationalité étrangère, arrivé sur le territoire français sans être accompagné par l’un ou l’autre des titulaires de l’autorité parentale ou par un représentant légal.  La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ratifiée par la France, stipule dans son article 20 que « tout enfant temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciale de l’État y compris les enfants demandeurs d’asile, réfugiés ou migrants, sans considération de leur nationalité, de leur statut au regard de l’immigration ou de leur apatridie ». Les MNA qui arrivent dans notre pays, ont donc droit à la même protection que tout autre enfant.