2005 : Crise des banlieues
Hommes et Migrations , n°1258, novembre-décembre 2005, n°1259, janvier-février 2006
Hommes et Migrations , n°1258, novembre-décembre 2005, n°1259, janvier-février 2006
Hommes et Migrations , n°1247, janvier-février 2004, n°1267, mai-juin 2007
À l’occasion des 50 ans de la revue Hommes & Migrations , le musée vous propose de parcourir une sélection de ses archives, offrant cinq décennies d’histoire de l’immigration en France. Revisitez l’actualité de cette période à travers les textes de lois reproduits dans la revue, des extraits de rapports, mais aussi le regard des chercheurs scientifiques, militants associatifs et acteurs sociaux qui y ont collaborés.
Hommes et Migrations , n°821, 15 février 1972 et n°835, 1er décembre 1972
La revue Hommes et Migrations a publié au cours des décennies 60 à 80 de nombreux articles sur les flux migratoires issus des anciennes colonies, les mesures gouvernementales associées aux politiques migratoires et les évolutions statistiques de ces présences étrangères. Ces archives nous permettent aujourd’hui de mieux saisir dans quel contexte s’est déroulé l’histoire urbaine des migrations.
L’histoire des migrations se vit à l’échelle des quartiers. En portant essentiellement son regard sur Paris et sa banlieue des années 60 aux années 90, la revue livre des descriptions et des analyses sur l’implantation géographique et sur la vie quotidienne des différentes communautés immigrées installées dans ces îlots urbains dont les noms sont désormais connus : la Goutte d’Or, Belleville, Barbès, Nanterre, etc. On y trouve des observations sur les foyers et les bidonvilles, les hôtels garnis et les petits commerces dans les quartiers populaires parisiens, au rythme des heures de travail à l’usine, des relations sociales ou des week-ends en famille.
Dans le Paris des années 60 à 80, la vie quotidienne des populations immigrées se réduit souvent à des temps de repos et des loisirs entre soi dans le cadre des foyers ou des cafés communautaires où la musique est la principale expression culturelle. La première génération n’a clairement pas le temps pour d’autres formes d’investissement culturel. Pour la seconde génération, en revanche, à partir des années 70, la participation culturelle se teinte très vite d’une dimension militante : 10 ans après Londres, le rap porte à Paris la volonté d’une reconnaissance symbolique et politique de ces populations dans la société française, malgré leur relégation à la périphérie de la capitale.